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  • Diméthyltryptamine (DMT)
Alcaloïde hallucinogène présent naturellement dans quelques plantes, notamment dans les graines des Anadenanthera, dans l'écorce des Virola et dans les racines de Mimosa hostilis, la DMT a été synthétisée pour la première fois par le chimiste britannique Richard Manske en 1931. Elle a été testée en injection intramusculaire en 1957 par le pharmacologiste Stephen Szara qui en décrivit les effets. 
La DMT est utilisée le plus souvent en prise nasale ou fumée. Elle ne peut être ingérée oralement car elle est détruite dans le tube digestif. En injection, 50 à 60 mg produisent des effets hallucinogènes de type psychédélique, proches de ceux du LSD, avec d'intenses hallucinations essentiellement visuelles et un sentiment d'expansion de la conscience. Le maximum d'activité est atteint en un quart d'heure et l'effet est bref (30 minutes environ). 
La DMT a une structure chimique proche de celle du neurotransmetteur sérotonine (5 hydroxy-tryptamine) et agit en se fixant à certains de ses récepteurs comme les autres hallucinogènes comportant un noyau indol. Elle diffère de ces derniers essentiellement par la durée d'action. L'abus de DMT est peu répandu.

Divers dérivés psychoactifs de la DMT sont présents dans certaines plantes hallucinogènes comme la méthoxydiméthyltryptamine présente dans les graines des Anadenanthera ou ont été produits par synthèse chimique.
 



Molécule d'indol          Molécule de sérotonine     Molécule de DMT      Molécule de méthoxyDMT
 
  • Bufoténine
La bufoténine est un alcaloïde indolique (5-hydroxy diméthyl tryptamine) isolé de la peau de crapaud pour la première fois en 1893 puis des graines d'une Mimosacée, Anadenanthera peregrina en 1954. Sa structure chimique  est très proche de celle de la psilocybine (5-hydroxy indol au lieu de 4-hydroxy indol), un alcaloïde hallucinogène provenant de champignons, et de celle du neurotransmetteur sérotonine dont elle est le dérivé diméthylé (N,N-diméthylsérotonine). 
Ses propriétés hallucinogènes sont controversées mais celles des graines d'A. peregrina sont réelles et le seul alcaloïde qu'on a pu y mettre en évidence est la bufoténine.
Molécule de bufoténine


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