Antilles - Guyane - Série S - Septembre 1995

Durée de l’épreuve : 3 h 30

Coefficient : 6 (enseignement obligatoire) ou 8 (enseignement de spécialité en SVT)

SUJETS


PARTIE I : Mécanismes de l’immunité (8 points)

La reconnaissance de l’antigène joue un rôle important dans une réponse immunitaire spécifique, tant pour la phase d’induction que pour la phase effectrice de cette réponse.

Présenter, pour chaque phase, les molécules et les cellules impliquées dans cette reconnaissance. Illustrer les mécanismes correspondants de schémas illustrés.

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Avant de commencer
La reconnaissance de l’antigène est à la base du fonctionnement du système immunitaire. Toutes les notions concernant les molécules et les cellules qui y participent sont essentielles à la compréhension de l’immunologie.
Faites une liste des molécules capables de reconnaître un antigène spécifique puis retrouvez les cellules qui les portent ou qui les produisent.
Le plan proposé n’est en rien impératif : concevez votre propre plan comme vous préférez mais en gardant à l’esprit qu’il doit suivre une démarche explicative et un ordre logique.

PARTIE II : (7 points)

Unicité génétique des individus et polymorphisme des espèces





A) Le document ci-dessous a été obtenu à partir d’une préparation microscopique de cellules de criquet sud-américain et représente une étape de la reproduction sexuée. cet animal est diploïde et le mâle est hétérogamétique.
 
 





Après avoir déterminé le sexe de l’animal qui a fourni la cellule étudiée et l’organe dans lequel a été réalisée la préparation microscopique, identifier le type et la phase de division représentée. (Toutes les réponses doivent être justifiées).

B) On cherche maintenant à mettre en évidence le brassage de l’information génétique. pour cela on effectue chez un autre animal, la drosophile, les croisements ci-dessous proposés.

1) Le croisement de deux lignées pures de drosophiles, l’une à ailes longues et aux yeux rouges (type sauvage), l’autre aux ailes vestigiales et aux yeux bruns, fournit une descendance (F1) constituée uniquement d’individus aux ailes longues et aux yeux rouges.
On croise alors des femelles de (F1) avec des mâles aux ailes vestigiales et aux yeux bruns, on obtient les résultats suivants :

- 716 drosophiles de type sauvage,

- 296 drosophiles aux ailes longues et aux yeux bruns,

- 238 drosophiles aux ailes vestigiales et aux yeux rouges,

- 702 drosophiles aux ailes vestigiales et aux yeux bruns.

Formuler les hypothèses explicatives nécessaires à la compréhension de ces résultats.

2) Présenter le comportement des chromosomes qui permet d’obtenir les résultats du croisement B1. La réponse sera accompagnée de schémas légendés.

3) Le chromosome n°2 de la drosophile porte les deux allèles récessifs suivants : corps noir et ailes vestigiales.

Décrire une expérience permettant de vérifier que ces deux allèles sont portés par le même chromosome.

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Avant de commencer
Comptez le nombre de chromosomes du document et comparez au nombre diploïde indiqué.
Ne récitez surtout pas la méiose mais faites une analyse des croisements avec des tableaux de croisements après avoir déterminé les génotypes.
Faites un schéma d’une méiose montrant un crossing-over.

PARTIE III - Enseignement obligatoire (5 points)

Histoire et évolution de la Terre et des êtres vivants





Les groupes d’êtres vivants évoluent dans le cadre de l’histoire de la Terre. Certains de ces groupes ont pu la traverser sans disparaître depuis l’ère primaire jusqu’à nos jours. L’évolution porte la marque des grands changements lithosphériques.

L’exemple étudié, le lys de mer (document 1, page 4) est un représentant actuel du groupe des crinoïdes, échinodermes proches des étoiles de mer, qui vivent dans les océans jusqu’à 3000 mètres de profondeur. Leur squelette calcaire permet d’identifier un nombre important de formes fossiles et actuelles et de suivre leur évolution dans l’espace et dans le temps.

A la fin du jurassique, il y a 140 millions d’années, existait une faune de crinoïdes dans la Mésogée, mer chaude et intertropicale qui, à l’ère secondaire, s’est individualisée à partir de la Thétis et qui a été tronçonnée au Miocène en plusieurs bassins dont la Méditerranée.

A partir de - 100 millions d’années, on connaît beaucoup de crinoïdes fossiles qui, sur des critères morphologiques spécifiques, peuvent être répartis en ensembles différents occupant un des trois secteurs océaniques : atlantique, indonésien, pacifique.

Très récemment (depuis 1983), on a découvert sur les pentes sous-marines de l’île de la réunion (océan indien), des spécimens vivants d’une espèce déjà présente au Carbonifère (- 300 millions d’années) et on a pêché en Nouvelle Calédonie (Pacifique occidental) des spécimens vivants du genre Gymnocrinus apparu au Jurassique (- 150 millions d’années).

On découvre plus souvent des espèces appartenant à des genres fossiles datant de moins de 100 millions d’années et proches des formes actuelles.

1) A l’aide de ces données, de l’exploitation des documents 1 et 2 et des connaissances acquises sur l’évolution des espèces, proposer des explications à la diversification et à la répartition géographique actuelles des crinoïdes à partir de la faune jurassique

2) Quelle correspondance peut-on établir entre la répartition des océans (document 2) et le nombre de genres de crinoïdes (document 3) au cours du temps ?

3) En conclusion à cette étude, montrer comment cet exemple permet d’illustrer un aspect des relations qui existent entre l’évolution de la lithosphère et celle de la biosphère.
 
 





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Avant de commencer
Lisez très attentivement le texte introductif car il contient autant d’informations que les documents.
N’oubliez pas que, bien que vivant fixés, les crinoïdes peuvent dériver et être entraînés par les courants.



PARTIE III - Enseignement de spécialité (5 points)

Histoire et évolution de la Terre et des êtres vivants





Les principaux événements géologiques qui ont affecté une région se lisent à travers les roches et les fossiles qu’elle recèle.

Les documents proposés (1, 2 et 3) concernent la région méditerranéenne à la fin du tertiaire.

A. D’après les données stratigraphiques et paléontologiques présentées dans le document 1, caractériser les milieux qui se sont succédés dans la région de la Sicile actuelle, à la fin du Tertiaire (Miocène et Pliocène). Dégager brièvement les originalités de la Méditerranée par rapport au domaine océanique.

B. D’un point de vue tectonique, la région subit au pliocène la fermeture, à l’Est de la mer ancienne (Mésogée) et la mise en place du détroit de Gibraltar qui relie la Mer Méditerranée à l’Océan Atlantique. La répartition des terres émergées et des domaines marins est modifiée comme le présente le document 2.

Quelle information essentielle est apportée par le document 2 concernant la période de crise étudiée ?

C. A partir de l’ensemble de cette étude, proposer des causes géologiques possibles de l’apparition, limitée dans le temps, des évaporites témoins de la crise messinienne et localisées sur le document 3.




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Avant de commencer
Mettez en relation les différents documents après les avoir analysés soigneusement. Comparez l’évolution des deux domaines étudiés.
Utilisez l’ensemble des documents pour comprendre l’évolution géologique de la région mais n’utilisez que les documents spécifiés dans vos réponses.