Antilles - Guyane. Série S - 1996

Durée de l’épreuve : 3 h 30

Coefficient : 6 (enseignement obligatoire) ou 8 (enseignement de spécialité en SVT)
 
 

SUJETS



PARTIE I : (8 points)

Histoire et évolution de la terre et des êtres vivants

Exposer les critères de l’appartenance à la lignée humaine en fondant l’exposé sur la comparaison entre l’Homme actuel et un singe anthropomorphe (Chimpanzé, Gorille, Orang-outan ou Gibbon) ; indiquer les étapes de l’acquisition de ces critères.

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Avant de commencer
La comparaison doit permettre de faire ressortir ce qui est propre à l’Homme.
Il faut retrouver ensuite la chronologie de l’acquisition au cours de l’hominisation.

PARTIE II : (7 points)

Unicité génétique des individus et polymorphisme des espèces

Sordaria est un champignon haploïde se reproduisant grâce à des spores formées lors d’un cycle complexe dont quelques étapes sont schématisées sur le document 1a. Le document 1b précise les variations de la quantité d’ADN par noyau lors de la formation des asques.

On réalise un croisement entre deux souches de Sordaria différant par un caractère, la couleur des spores. Cette couleur dépend d’un gène présentant deux allèles, l’un responsable de la couleur noire, l’autre de la couleur blanche. Le document 2a présente les asques obtenus. On observe, document 2b, que les asques sont de type 4/4, 2/2/2/2 ou 2/4/2.


En exploitant les documents fournis, expliquer la formation des asques de type 4/4 et 2/2/2/2/ en schématisant le comportement des chromosomes et des allèles au cours des trois divisions du document 1a.

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Avant de commencer
Retrouvez d’abord la signification de chaque division en analysant les variations de la quantité d’ADN. Représentez ensuite le comportement des chromosomes au cours de la méiose, avec ou sans crossing-over entre le centromère et le gène (postréduction et préréduction).


PARTIE III : Enseignement obligatoire (5 points)

Aspects du fonctionnement des centres nerveux

On veut préciser le mécanisme de la transmission des messages nerveux d’un neurone à un autre. A cette fin, on dispose des informations suivantes.

1- La pilocarpine, substance inhibitrice de l’acétylcholinestérase, provoque l’apparition d’une grande excitation musculaire lorsqu’elle est injectée à un insecte.

2- Le document 1a schématise un montage expérimental réalisé au niveau de la zone de contact C entre deux neurones (N1 et N2) de Calmar.




Le document 1b précise l’ultrastructure de cette zone.

3- On réalise quelques expériences à partir du montage précédent (document 2) :

A : stimulation du neurone 1 (N1) en S ;

B : injection d’une microgoutte d’acétylcholine, G1, entre les neurones 1 (N1) et

2 (N2) ;

C : injection d’une autre microgoutte d’acétylcholine, G2, entre N1 et N2 ; la concentration en acétylcholine de G2 est supérieure à celle de G1 ;

D : injection de la même microgoutte G2 dans le neurone 2 (N2).

Tirer, des données et des documents fournis, des arguments permettant de proposer une explication de la transmission du message nerveux d’un neurone à un autre

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Avant de commencer
Il s’agit d’expliquer les mécanismes de la transmission synaptique à partir des documents fournis. Évitez absolument la " récitation ", surtout dans une question de type III. Il faut donc commencer par analyser chaque document et en tirer une conclusion partielle avant de faire une synthèse générale.

PARTIE III : Enseignement de spécialité (5 points)

Fonctionnement d’un système de régulation

Certains cas d'hypertension ont une origine hormonale : leur étude met en évidence un mécanisme régulateur que l'on se propose de préciser.
* Donnée A - Une forme d'hypertension, dite "rénovasculaire", est due à une accumulation excessive de sodium dans l'organisme ; dans ce cas, les glandes corticosurrénales, hypertrophiées, sont très actives et sécrètent beaucoup d'aldostérone. L'ablation partielle des corticosurrénales ne modifie pas les symptômes.
* Données B - Un malade hypertendu présente une obstruction partielle de son artère rénale gauche qui entraîne une forte baisse de la pression sangune au niveau de ce rein, accompagnée d'une hausse importante de pression dans le rein droit. On a évalué, chez ce malade atteint d'hypertension rénovasculaire, le taux de rénine (enzyme produite par les reins) dans les sangs afférent et efférent aux deux reins. Les résultats sont comparés à ceux obtenus sur un rein normal (voir tableau du document 3).
* Donnée C - L'aldostérone agit au niveau des reins où elle provoque entre autres une rétention de sodium, et par conséquent d'eau (hypervolémie), dans l'organisme.
* Données D - La rénine agit sur une protéine, l'angiotensinogène, sécrétée dans le sang par le foie, et la transforme en un peptide de 10 acides aminés, l'angiotensine. Cette dernière est un facteur vasoconstricteur et stimule la sécrétion d'aldostérone. Les graphes du document 4 indiquent quelques conséquences de l'injection d'angiotensine chez un sujet normal.

Exploiter les données et les documents fournis pour expliquer comment les actions coordonnées du foie, des corticosurrénales et des reins pourraient agir sur les vaisseaux et sur la volémie (volume de sang circulant), et, par conséquent, influer sur la valeur de la tension artérielle. Un schéma fonctionnel présentant, en bilan, le mécanisme supposé de ce système de régulation est attendu.


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Avant de commencer
Analysez successivement les données et les expériences présentées et faites un bilan partiel pour chacune d’entre elles.
Construisez progressivement au brouillon le schéma fonctionnel de façon à produire un schéma propre en raison des nombreuses actions à prendre en compte.