Travaux pratiques
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Le cycle cellulaire de Schizosaccharomyces pombe

Observations et mesures

Mettre en suspension, en conditions stériles, une colonie de Schizosaccharomyces pombe de phénotype sauvage dans 5 mL de milieu YE et agiter vigoureusement, éventuellement au vortex, pour séparer les cellules et oxygéner le milieu. 

Déterminer la concentration en cellules avec une lame à numération.

  • Observer une goutte de la suspension au microscope aux différents grossissements et photographier ou dessiner quelques cellules représentatives de l’ensemble. 
  • Déterminer leur taille (sachant que les traits de la grille des lames de numération mesurent 15 µm d'épaisseur). 
  • Identifier des cellules en division (paroi transversale) et évaluer leur proportion dans l’échantillon.

Après 24 h d’incubation remettre les cellules en suspension en agitant au vortex. 
Refaire une numération.

  • Les caractéristiques de la population ont elles changé ? (croissance éventuelle de la population, taille des cellules, proportion de cellules en division).

Le cycle cellulaire de S. pombe

Comme chez tous les eucaryotes, le cycle cellulaire de S. pombe alterne interphase et mitose. L’interphase comporte la succession de phases appelées G1, S et G2 et la mitose ou phase M comporte la succession prophase, métaphase, anaphase, télophase. 
Toutefois, le cycle cellulaire de S. pombe comporte quelques particularités. Contrairement à la levure de bière, S. pombe n’est pas une levure bourgeonnante mais une levure fissipare. Lors de la mitose, les deux cellules filles se séparent à la suite de la formation d’une paroi transversale dans la cellule mère. En outre, la phase G1 est particulièrement courte et, contrairement à la plupart des cellules eucaryotes, l’enveloppe nucléaire ne disparaît pas au cours de la division. Enfin,  une fois les noyaux séparés, la paroi transversale se forme alors que les deux cellules filles sont passées brièvement en G1 et commencent la phase S, c’est à dire la réplication de l’ADN. 
Un des avantages de cette levure est que chaque phase du cycle cellulaire correspond à une taille déterminée des cellules qui permet de l’identifier. Puisque la succession des phases du cycle cellulaire et la taille des cellules aux différentes étapes se transmettent de génération en génération, c’est qu’il s’agit de caractères héréditaires dont on sait qu’ils sont gouvernés par des gènes.

  • Identifier des cellules aux différentes étapes du cycle cellulaire en les mesurant au microscope. Le cas échéant, prendre un cliché numérique d’une préparation et réaliser les mesures avec un logiciel de dessin.
  • Représenter graphiquement les variations de la quantité d'ADN des cellules au cours du cycle.

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