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Mars 2006
  La longue histoire du sucre sanguin


Le mot « glycémie » désigne la concentration du glucose dans le sang. Le glucose, distribué aux cellules par le sang, est un sucre simple comportant six atomes de carbone, un hexose. Il constitue une des principales sources d’énergie des cellules vivantes et même la seule utilisable pour certaines d'entre elles, comme les globules rouges et les neurones chez les mammifères. L'approvisionnement des cellules en glucose doit donc être assuré en permanence. En effet, une diminution excessive du glucose sanguin conduit au coma hypoglycémique puis à la mort, si l'organisme n'est pas rechargé en sucre. Inversement, un excès chronique de glucose dans le sang, une hyperglycémie, a pour conséquence diverses pathologies, notamment des vaisseaux sanguins, qui peuvent se traduire par de graves séquelles. Il est donc essentiel que la concentration en glucose dans le sang soit maintenue sensiblement constante autour de sa valeur optimale. Or, les apports alimentaires en sucres ne se produisent qu'au moment des repas et la consommation de glucose par les cellules est elle aussi irrégulière, augmentant considérablement lors d'un exercice physique, par exemple. Le maintien d'une concentration sensiblement constante du glucose sanguin nécessite donc des systèmes de régulation performants.
On appelle homéostat glycémique l’ensemble des systèmes de régulation, essentiellement hormonaux, qui permettent le maintien de la concentration sanguine en glucose autour d’environ un gramme par litre. Ce système comporte une boucle de régulation incluant des détecteurs sensibles à la concentration sanguine du glucose. Les cellules sur lesquelles ils sont placés commandent par voie hormonale l’action des organes effecteurs, c’est à dire ceux susceptibles de produire du glucose, comme le foie, ou d’en consommer plus ou moins, comme les muscles.
Découvrir ce système, commencer à comprendre les multiples mécanismes extrêmement complexes dont il est le siège et pouvoir agir dessus pour soigner des malades, n’a pas été une mince affaire. L’histoire des connaissances sur le sucre sanguin, sa nature, son origine et ses fonctions physiologiques, ainsi que les mécanismes nerveux et hormonaux qui en règlent finement la concentration, est indissociable de celle du diabète, ou plutôt des diabètes. En effet, comme pour beaucoup d’autres problèmes biologiques, c’est d’abord la maladie qui a stimulé le questionnement scientifique. À cet égard, c’est une histoire emblématique car, s’étendant sur des milliers d’années, les découvertes dans ce domaine ont façonné, en partie, l’évolution de la biologie expérimentale et de la médecine.
Exceptionnellement, dans cette rubrique, cette histoire est divisée en deux parties en raison de sa durée et de son foisonnement. La première partie, intitulée À la recherche du sucre sanguin, couvre la période allant de l’antiquité à la fin du dix-neuvième siècle. La seconde, intitulée Du principe antidiabétique à l’hormone transgénique, couvre la période allant de la fin du dix-neuvième siècle à aujourd'hui. Les deux parties sont accessibles en cliquant sur les liens ci-dessous :

1. À la recherche du sucre sanguin

2. Du principe antidiabétique à l’hormone transgénique

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