SMS

Polynésie française, juin 2001

Corrigés
Les textes des corrigés sont en bleu à l'exception des légendes des figures


Partie I (10 points)

BIOLOGIE HUMAINE

 
1. L’anatomie de l’appareil digestif (3 points)
1.1 
1. glandes salivaires
2. pharynx
3. œsophage
4. estomac
5. pancréas
6. intestin grêle
7. rectum
8. cavité buccale
9. foie
10. vésicule biliaire
11. gros intestin
1.2
Voir document 2
2. La digestion des protides (4 points)
2.1
On répartit les aliments en cinq groupes en fonction de leurs caractéristiques nutritionnelles.
2.2
2.2.1
L’ovalbumine coagulée donne un aspect trouble à la solution car elle est insoluble dans l’eau. Au bout de 40 minutes, seul le tube 3 qui, outre l’ovalbumine, contenait de l’enzyme gastrique et de l’acide chlorhydrique, est devenu clair. La protéine a donc disparu alors qu’elle est restée inchangée dans les tubes 1 et 2. L’ovalbumine est une protéine. Elle a disparu du tube 3 parce qu’elle a été hydrolysée par l’enzyme gastrique et sa disparition donne un aspect clair au contenu du tube. En effet, les peptides et les acides aminés résultant de l’hydrolyse sont solubles et ne donnent donc pas de trouble. On en déduit que l’enzyme gastrique n’agit qu’en milieu acide (pH 2) puisque le tube placé à pH 8 reste identique au témoin.
2.2.2
L’enzyme gastrique est la pepsine. L’acide chlorhydrique permet de maintenir un pH acide (pH 2) nécessaire à l’action de la pepsine. En effet, le pH dans l’estomac est égal à 2, pH optimal de la pepsine.
2.2.3
                                                          Pepsine, HCl
Ovalbumine (protéine, polymère d’acides aminés) ----------->  peptides 
2.2.4
La digestion protéique se poursuit dans l’intestin grêle. Plusieurs enzymes pancréatiques s’y déversent : trypsine, chymotrypsine, carboxypeptidase. Il existe également des peptidases au niveau des cellules de l’intestin grêle.
2.2.5
Les produits finaux de la digestion de l’ovalbumine sont des acides aminés, constituants élémentaires des protéines. Ils sont absorbés par l’épithélium intestinal et passent dans le sang des villosités.
3. L’action du pancréas, du foie et des reins sur le maintien de la glycémie (3 points)
3.1 
Les structures A sont les acinus exocrines du pancréas. Les structures B sont les îlots de Langerhans, partie endocrine du pancréas. Le pancréas exocrine sécrète des enzymes digestives et le pancréas endocrine sécrète des hormones, insuline et glucagon, qui interviennent dans la régulation de la glycémie.
3.2
3.2.1
La glycémie est la concentration du sang en glucose. La glycosurie correspond à la présence de glucose dans les urines. Le glycogène est un polymère de réserve formé de molécules de glucose.
3.2.2
Le double effet de l’ablation du pancréas, troubles digestifs et hyperglycémie est lié à la double fonction du pancréas, exocrine et endocrine. Le pancréas exocrine est nécessaire à la digestion car le suc pancréatique sécrété dans l’intestin grêle contient des enzymes digestives sans lesquelles la digestion est incomplète. Le pancréas endocrine est nécessaire à la régulation de la glycémie, notamment parce qu’il sécrète la seule hormone hypoglycémiante, l’insuline. En l’absence d’insuline, le glucose augmente dans le sang (hyperglycémie) puis apparaît dans les urines (glycosurie). Cette augmentation du glucose sanguin est liée notamment à l’augmentation de la glycogénolyse hépatique.
3.2.3
L’insuline est nécessaire à la pénétration cellulaire du glucose. En absence d’insuline, il y a donc moins de glucose utilisé et sa concentration sanguine augmente. L’insuline permet le stockage hépatique du glucose sous forme de glycogène (glycogénogenèse). En absence d’insuline, dans le foie la glycogénogenèse diminue et la glycogénolyse augmente libérant du glucose dont la concentration augmente dans le sang.
3.2.4
Dans l’expérience 1, l’hyperglycémie due à l’ablation du pancréas est suivie d’une glycosurie. Du glucose est donc éliminé par le rein. À la suite de l’injection d’extraits pancréatiques, la glycémie normale est rétablie et le rein cesse d’éliminer du glucose. Le glucose sanguin est filtré au niveau du rein. Normalement, tout le glucose filtré est réabsorbé par le rein et on n’en trouve pas dans les urines. Lorsque la glycémie devient supérieure au seuil de réabsorption du glucose, c’est à dire si les capacités de réabsorption rénale du glucose sont saturées, du glucose passe dans l’urine (glycosurie).
3.2.5
On n’observe aucune amélioration des troubles digestifs de l’animal dans l’expérience 2 parce que l’injection d’extrait pancréatique ne peut compenser que les fonctions endocrines du pancréas. La perte des fonctions exocrines qui correspondent à la sécrétion d’enzymes digestives dans l’intestin n’est pas compensée par des injections qui ne peuvent compenser l’absence d’enzymes digestives dans l’intestin.
Accès au sujet
Partie 2 (6 points)
PHYSIOPATHOLOGIE
 
1. Tabagisme. (2,5 points)
1.1 
Le tabagisme est l’intoxication aiguë ou chronique résultant de l’abus du tabac. Le tabagisme passif est l’inhalation involontaire de la fumée du tabac dans un endroit où se trouvent des fumeurs.
1.2
Les goudrons, d’une part, les aldéhydes et les phénols, d’autre part, sont toxiques pour l’appareil respiratoire. Les goudrons sont des carcinogènes. Ils exposent au risque de tumeur des voies respiratoires (gorge, bronches, poumons). Les aldéhydes et les phénols sont des irritants. Ils lèsent l’épithélium bronchique exposant à un risque de bronchite chronique.
2. Examens paracliniques (2 points)
2.1
Spirométrie
Définition
C’est la mesure des volumes et des débits d’air échangés au cours de la ventilation pulmonaire.
Principe
Elle est fondée sur la mesure des flux respiratoires, lors de cycles normaux et lors d’inspirations et d’expirations forcées, par un instrument qui les traduit sous forme de tracé graphique.
Indications
On l’utilise pour faire le diagnostic d’atteintes respiratoires car elle permet de détecter des obstacles (obstructif ou restrictif) à l’écoulement de l’air dans les voies respiratoires.
2.2
Fibrobronchoscopie
Définition
Examen visuel de l’arbre bronchique à l’aide d’une fibre optique.
Principe
On introduit dans les bronches une fibre optique munie d’un système d’éclairage permettant d’observer l’intérieur de l’arbre bronchique.
Indications
On l’utilise aux fins de diagnostic, pour identifier et retirer un corps étranger, pour faire des prélèvements et pour traiter certaines affections respiratoires.
3. Traitements (1,5 point)
3.1
Un traitement curatif est un traitement destiné à guérir une maladie. Un traitement palliatif est un traitement mis en œuvre en cas de maladie incurable pour soulager le malade.
3.2
Les différents moyens de traitement d’un cancer sont :
Des moyens chirurgicaux, exérèse chirurgicale de la tumeur.
La radiothérapie qui consiste à éliminer les cellules tumorales en les irradiant avec un rayonnement ionisant.
La chimiothérapie antinéoplasique qui consiste à utiliser des substances chimiques capables d'agir sur les tumeurs malignes.
L'immunothérapie peut être parfois utilisée pour compléter les traitements précédents.
Accès au sujet
Partie 3 (4 points)

TERMINOLOGIE MEDICALE

1. Définitions (1,25 point)
 1. Glycémie : taux de glucose sanguin.
 2. Céphalées : maux de tête.
 3. Hémoculture : mise en culture du sang sur un milieu approprié, destinée à la mise en évidence de germes qui y sont éventuellement présents.
 4. Thrombocytopénie : nombre de plaquettes sanguines anormalement bas.
 5. Asthénie : fatigue générale.
 6. Anorexie : perte de l’appétit.
 7. Cystite : inflammation de la vessie.
 8. Myélogramme : numération des types cellulaires présents dans un frottis de moelle osseuse.
 9. Bronchectasie : dilatation des bronches.
 10. Pneumothorax : présence d'air dans la cavité pleurale conduisant à l'affaissement du poumon sur lui-même.
2. Termes médicaux correspondant aux expressions (1,25 point)
1. Hématozoaire
2. Électrocardiographie
3. Antibiogramme
4. Hyperkaliémie
5. Leucopénie
6. Ischémie
7. Tachycardie
8. Bronchite
9. Bronchorrhée
10. médiastin
3. Définir et comparer deux à deux (1,5 point)
Hémoptysie : vomissement de sang provenant de l'appareil respiratoire. Hématémèse : saignement par la bouche d’origine digestive. Hém correspond au sang mais émèse fait référence au vomissement tandis que ptysie fait référence simplement à une émission par la bouche (crachement).
Ostéite : inflammation de l'os. Ostéosarcome : tumeur maligne des os. Il s’agit dans les deux cas d’une atteinte de l’os mais –ite fait référence à l’inflammation tandis que sarcome fait référence à une tumeur maligne.
Arthrite : inflammation aiguë ou chronique d’une articulation. Arthrose : affection dégénérative et destructrice d’une articulation. La racine arthr correspond à une articulation mais ite indique une inflammation tandis que ose indique une affection dégénérative.
Myome : tumeur bénigne constituée de fibres musculaires. Adénome : tumeur bénigne d'un tissu glandulaire.  Le suffixe ome correspond à une tumeur bénigne dans les deux cas mais la racine myo fait référence au muscle tandis que la racine adeno fait référence au tissu glandulaire.
Accès au sujet