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Sujet national, juin 2001

Corrigés

Les textes des corrigés sont en bleu à l'exception des légendes des figures


Partie I (10 points)

BIOLOGIE HUMAINE


 
1. L’organisation cardiaque (1,5 point)
1.1
Voir document 1.
1.2
1.2.1
On attribue la couleur rouge au sang hématosé dans les poumons qui distribue le dioxygène à l’ensemble des tissus et la couleur bleue au sang désoxygéné à la suite de l’utilisation tissulaire du dioxygène.
1.2.2
Voir document 1.
2. L’activité mécanique cardiaque (3,5 points)
2.1
Un cycle cardiaque correspond à l’intervalle a – e.
La fréquence cardiaque est le nombre de cycles cardiaques par minute. Comme ici un cycle cardiaque dure 8/10 s, la fréquence est : 60/0,8 = 75 par minute
2.2
Au repère b, c’est le début de la systole ventriculaire et la fermeture des valvules auriculoventriculaires.
Au repère c, c’est l’ouverture des valvules sigmoïdes et le début de l’éjection ventriculaire.
Au repère d, c’est le début de la relaxation ventriculaire et la fermeture des valvules sigmoïdes.
Au repère e, c’est l’ouverture des valvules auriculoventriculaires.
2.3
ab : systole auriculaire, bc : contraction ventriculaire isométrique, cd : éjection systolique, de : relaxation ventriculaire, ef : diastole générale.
2.4
Pendant la diastole générale, avant a, les valvules auriculoventriculaires sont ouvertes et le sang emplit passivement les cavités cardiaques. Lors de la systole auriculaire, ab, le sang est chassé dans les oreillettes sous la faible pression auriculaire. De b à c, le myocarde ventriculaire se contracte à volume constant ce qui élève la pression ventriculaire jusqu’à 8 kPa. Simultanément, les valvules auriculoventriculaires se ferment en produisant le premier bruit en b. Au dessus de 8 kPa, en c, les valvules sigmoïdes s’ouvrent et le sang est chassé dans les artères. La pression aortique atteint alors son maximum, environ 12 kPa. C’est la pression systolique. En d, la baisse de pression qui accompagne la relaxation du myocarde provoque la fermeture des valvules sigmoïdes ce qui produit le second bruit. Ensuite, la pression intra-ventriculaire diminue jusqu’en e où elle atteint la pression intra-auriculaire ce qui permet l’ouverture des valvules auriculoventriculaires et le remplissage passif des cavités cardiaques. La pression intra-aortique reste cependant proche de 10 kPa de e à f en raison de l’élasticité artérielle et diminue lentement jusqu’à atteindre la valeur minimale de la pression diastolique. Un nouveau cycle commence en f.
3. L’activité électrique cardiaque (3,5 points)
3.1
Le tracé C montre l’électrocardiogramme (ECG), enregistrement de l’activité électrique globale du cœur. L’ECG présente une succession rythmique d’ondes. L’onde P correspond à la dépolarisation auriculaire à l’origine de la contraction du myocarde auriculaire. Le complexe QRS correspond à la dépolarisation ventriculaire à l’origine de la systole ventriculaire. L’onde T correspond à la repolarisation ventriculaire qui accompagne la relaxation du myocarde ventriculaire.
3.2
3.2.1
Lorsque le cœur est dénervé, sa fréquence de contractions passe de 80-90 battements par minute à 135-150 battements minutes. On en déduit que le système nerveux cardiaque a un rôle globalement cardiomodérateur en temps normal. La caractéristique mise en évidence est l’automatisme cardiaque. Même lorsqu’il n’est pas innervé, le cœur bat spontanément. Sa fréquence normale de contraction chez le chien est 130-150 battements par minute.
3.2.2
Le tissu responsable de l’automatisme cardiaque est le tissu nodal.
3.3
1 : Nœud sinusal (nœud de Keith et Flack).
2 : Nœud septal (nœud d’Aschoff Tawara).
3 : Faisceau de His.
4 : Réseau de Purkinje.
3.4
L’arrêt des contractions à la suite de la destruction du nœud sinusal montre que ce dernier est à l’origine des contractions physiologiques (pace maker). Cependant, la reprise des contractions montre que le reste du tissu nodal est encore capable d’une activité spontanée permettant la contraction des quatre cavités. Toutefois, si le rythme est ralenti c’est que le nœud septal qui va entraîner les contractions du myocarde à la place du nœud sinusal a une activité spontanée de fréquence plus faible que celle de ce dernier. Dans les conditions physiologiques, la fréquence de décharge plus élevée du nœud sinusal impose son rythme à l’ensemble du myocarde.
4. Étude de la transmission héréditaire de l’hypercholestérolémie (1,5 point)
4.1
Gène : partie d’une molécule d’ADN qui code la biosynthèse d’une protéine (ou d’un ARN).
Autosome : chromosome non sexuel, c’est à dire dont les paires sont les mêmes chez les mâles et chez les femelles.
Génotype : ensemble des gènes portés par un individu.
Phénotype : ensemble des caractéristiques visibles ou détectables d’un individu.
4.2
Concernant l’hypercholestérolémie, on constate qu’il existe trois phénotypes possibles caractérisés par le niveau du risque d’athérosclérose, faible, moyen et très élevé et par le taux de récepteurs membranaires qui participent à la récupération du cholestérol, respectivement de 100 %, 50 % et 0 %. Puisque l’allèle H responsable de la maladie correspond à un déficit en récepteur, l’allèle S, sain, correspond à la présence du récepteur. Les deux allèles étant codominants, les trois génotypes possibles doivent correspondre aux trois phénotypes observés ce qui implique que l’allèle S code la mise en place d’un récepteur actif et l’allèle H l’absence de récepteur. On peut donc supposer que le phénotype « risque faible » [RF] est caractérisé par un génotype homozygote S//S qui correspond à la présence de 100 % de récepteurs, le phénotype « risque moyen » [RM] par un génotype hétérozygote S//H qui correspond à la présence de 50 % de récepteurs actifs et le phénotype « risque très élevé » [RE] par un génotype homozygote H//H qui correspond à l’absence totale de récepteurs. Moins il y a de récepteurs, moins le cholestérol est récupéré par les cellules et plus le niveau de cholestérolémie est élevé entraînant un risque accru d’athérosclérose.
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Partie 2  (6 points)

PHYSIOPATHOLOGIE

1. Processus dégénératif. (2,5 points)
1.1
Les éléments constituant des facteurs de risque pour la pathologie diagnostiquée (infarctus du myocarde) sont :
La consommation de tabac.
L’hypercholestérolémie.
L’absence d’exercice.
L’obésité.
Le diabète.
Le stress lié à une activité professionnelle importante.
1.2
1.3
L’infarctus du myocarde est dû à une lésion du muscle cardiaque d’origine ischémique résultant de l’oblitération d’une artère coronaire ou de l’une de ses branches.
Il s’agit d’une nécrose du myocarde due au défaut d’oxygénation causé par la diminution du débit sanguin dans le territoire correspondant. L’ischémie est la conséquence d’une thrombose coronarienne qui résulte dans 85 % des cas d’une athérosclérose coronarienne.
 
2. Examens complémentaires (2,25 points)
2.1
Les examens paracliniques permettant le diagnostic précoce de l’infarctus du myocarde sont l’électrocardiogramme (ECG) et le dosage d’enzymes cardiaques notamment la fraction MB de la créatine kinase et la troponine.
2.2
L'électrocardiogramme est l'enregistrement graphique des courants d'action produits par l'activité du cœur (activité électrique globale du cœur) au cours du temps. On l’enregistre à l'aide d'électrodes externes posées sur la peau et reliées à un amplificateur muni d’un dispositif d’enregistrement graphique. Les différentes phases du cycle cardiaque donnant des enregistrements caractéristiques, des modifications d’origine pathologiques peuvent être identifiées sur l’ECG.
2.3
La coronarographie consiste à opacifier le réseau coronarien en injectant un produit de contraste ce qui permet de le visualiser par radiographie.
Chez M. L., elle permet de confirmer le diagnostic d’infarctus du myocarde et de faire le bilan avant traitement (localisation et étendue des lésions, anatomie du réseau coronarien).
3. Traitements (1,25 point)
3.1
Un traitement symptomatique consiste à traiter un symptôme de la maladie et non sa cause.
Dans l’exemple de M. L. l’administration d’un anxiolytique est destinée à supprimer l’anxiété causée par la douleur de l’angine de poitrine.
3.2
Les deux moyens chirurgicaux dans le traitement de l’infarctus sont la dilatation mécanique de l’artère coronaire obtenue en introduisant un ballonnet gonflable et l’angioplastie notamment le pontage coronarien consistant à réaliser des anastomoses artificielles entre les branches de l’artère coronaire de façon à revasculariser le territoire myocardique touché.

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Partie 3 (4 points)

TERMINOLOGIE MEDICALE

 
1. Définitions (1,25 point)
1. Hypercholestérolémie : taux de cholestérol sanguin anormalement élevé.
2. Rétrosternal : derrière le sternum.
3. Tachycardie  : rythme cardiaque trop rapide.
4. Infarctus : nécrose d'origine ischémique provoquée par l'oblitération d'une artère.
5. Myocarde : muscle cardiaque.
6. Anxiolytique : qui supprime l’anxiété.
7. Thrombolytique : qui provoque la dissolution des caillots.
8. Diagnostic : identification d’une maladie d’après ses signes, ses symptômes, les résultats d’examens, etc.
9. Angioplastie : opération chirurgicale destinée à reconstituer un vaisseau sanguin.
10. Pronostic  : évaluation de la gravité et de l'évolution prévisible d'une maladie.
 
2. Termes médicaux correspondant aux définitions (1,25 point)
1. Ablation de l’estomac : gastrectomie
2. Contraire d’aigu : chronique
3. Tumeur bénigne du tissu conjonctif : fibrome
4. Inflammation de la tunique externe du cœur : péricardite
5. Qui n’a pas de fièvre : apyrétique
6. Augmentation du volume de la rate : splénomégalie
7. Maux de tête : céphalées
8. Augmentation du nombre d’hématies dans le sang : polyglobulie
9. Diminution de la fréquence cardiaque : bradycardie.
10. Mort tissulaire : nécrose.
 
3. Comparer deux à deux (1,5 point)
Amyotrophie et myosite
Amyotrophie : atrophie musculaire. Myosite : inflammation du tissu musculaire. La racine myo indique qu’il s’agit du muscle dans les deux cas mais a privatif associé à trophie correspond à un développement insuffisant alors que le suffixe ite correspond à une inflammation.
Myosis et mydriase
Myosis : diminution de diamètre de la pupille. Mydriase : augmentation de diamètre de la pupille. Il s’agit du diamètre de la pupille dans les deux cas mais les sens sont opposés (contraction et dilatation).
Anémie et érythropénie
Anémie : diminution de la quantité d’hémoglobine circulante. Érythropénie : diminution du nombre de globules rouges. Les deux termes correspondent à une insuffisance des globules rouges mais dans l’anémie il s’agit de leur contenu alors que dans l’érythropénie il s’agit de leur nombre.
Urographie intraveineuse et cystoscopie
Urographie intraveineuse : méthode d’examen radiologique de l’appareil urinaire à la suite de l’injection intraveineuse d’un produit de contraste qui passe dans l’ensemble des voies urinaires. Cystoscopie : endoscopie de la vessie.
Il s’agit dans les deux cas d’un examen des voies urinaires mais il est mené dans un cas par une méthode radiologique et dans l’autre cas par une méthode endoscopique.
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