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La Réunion, juin 2000

Corrigés

Les textes des corrigés sont en bleu en italiques à l'exception des légendes des figures, des graphiques et des tableaux



Partie 1 (10 points)

Corrigé

BIOLOGIE HUMAINE





1. Le milieu intérieur (1,5 point)

1.1

1 – vaisseau sanguin
2 – hématies
3 – cellule
4 – granulocyte
5 – vaisseau lymphatique
6 – lymphocyte

A – compartiment plasmatique
B – compartiment intracellulaire
C – compartiment interstitiel
D– compartiment lymphatique
L’ensemble des compartiments A, B, C et D constituent le milieu intérieur au sens large. Le milieu intérieur au sens strict est constitué par les compartiments extracellulaires A, C et D.

1.2

La constance du milieu intérieur est qualifiée par le terme homéostasie.

1.3

Le pH et la température sont deux grandeurs physiologiques dont les valeurs sont maintenues constantes par les mécanismes de régulation de l’organisme.

2. Rein et glucose (3,5 points)

2.1

2.1.1

1 – glomérule
2 – capsule de Bowman
3 – tube contourné proximal
4 – tube contourné distal
5 – canal collecteur
6 – anse de Henlé

2.1.2

On constate que la concentration en glucose de l’urine primitive (B) est égale à celle du sang (A) alors qu’elle diminue régulièrement dans le tube contourné proximal (C à E) et qu’elle est nulle à l’entrée de la branche descendante de l’anse de Henlé (F). On en déduit que la réabsorption du glucose se fait au niveau du tube contourné proximal.

2.2

2.2.1

Le glucose commence à être excrété lorsque la glycémie est supérieure à 9 mmol.L–1 comme le montre le document 4. Il y aura donc présence de glucose dans les urines quand la glycémie dépassera cette valeur.

2.2.2

2.2.3

Le glucose est entièrement réabsorbé lorsque la glycémie est inférieure à 9 mmol.L–1 . Au delà, le glucose commence à être excrété dans l’urine, les capacités de réabsorption rénale étant dépassées : c’est la capacité maximale de réabsorption du glucose. La courbe du glucose réabsorbé montre que la capacité maximale de réabsorption est égale à 2 mmol.min–1 .

2.2.4

Le glucose est réabsorbé par un mécanisme de transport actif, c’est à dire consommateur d’énergie, dans le tube contourné proximal. Il s’agit d’un cotransport avec les ions sodium.

3. La glycémie (2,5 points)

3.1

Le glucose ingéré passe dans l’intestin où il se dissout dans le liquide transcellulaire de la lumière intestinale. Il traverse ensuite la muqueuse intestinale et se retrouve dans le compartiment plasmatique. Il diffuse ensuite vers le liquide interstitiel et peut alors traverser la membrane des cellules et se retrouver dans le compartiment intracellulaire.

3.2

La glycémie est la concentration plasmatique en glucose. Sa valeur physiologique normale est de 5,5 mmol.L–1 soit 1 g.L–1 .

3.3

La glycosurie est la présence de glucose dans les urines. Sa valeur physiologique normale est nulle car dans les conditions physiologiques normales, le glucose est entièrement réabsorbé par le rein et ne se retrouve pas dans les urines.

3.4

3.5

Chez la femme A, la glycémie atteint transitoirement un maximum de 8,4 mmol.L–1 15 minutes après l’ingestion de glucose mais elle diminue ensuite régulièrement, montrant que la régulation de la glycémie sous l’action de l’insuline fonctionne normalement. Aucune glycosurie n’est observée. On en déduit que cette femme n’est pas diabétique.
Chez la femme B, la glycémie augmente pendant la première heure jusqu’à un maximum de 17,2 mmol.L–1 révélant un dysfonctionnement de la régulation de la glycémie. En outre, sa glycémie est telle qu’on observe une glycosurie tout au long du test. Cette femme est donc atteinte d’un diabète sucré.
Chez la femme C, on constate que le test provoque une augmentation de la glycémie largement au dessus des valeurs physiologiques ce qui se traduit par une glycosurie détectable pendant la première heure du test. Toutefois, la glycémie commence à diminuer au bout de 30 minutes montrant qu’une régulation se produit. Elle est cependant nettement moins efficace que chez la femme A ce qui peut révéler un état prédiabétique.

4. Régulation de la glycémie (3 points)

4.1

4.1.1

Si la glycémie augmente dans la veine porte hépatique mais pas dans la veine sus hépatique, c’est parce que le foie stocke le glucose. Ceci est confirmé par l’augmentation de la quantité de glycogène hépatique car le foie stocke le glucose sous forme de glycogène qui est un polymère de glucose. La fonction du foie ainsi mise en évidence est la fonction glyco-génique, capacité à former du glycogène à partir du glucose selon l’équation ci-dessous :

n glucose (C6 H12O6 ) -------------->   glycogène (C6 H10O5 ) n + n H2O
4.1.2

Le muscle est aussi capable de stocker du glucose sous forme de glyco-gène.

4.2

Le pancréas sécrète deux hormones impliquées dans la régulation de la glycémie, l’insuline et le glucagon. Elles sont sécrétées par les îlots de Langerhans qui regroupent les cellules endocrines du pancréas. L’insuline est sécrétée par les cellules b et le glucagon par les cellules a.
L’insuline agit principalement sur le foie, sur le tissu adipeux et sur le muscle. De façon générale, elle augmente la pénétration cellulaire du glucose, a un effet anabolisant et diminue la glycémie. Dans le foie et le muscle, elle stimule la glycogénogenèse et dans le tissu adipeux, elle stimule la lipogenèse.
Le glucagon agit principalement sur le foie et sur le tissu adipeux et a pour effet principal d’augmenter la glycémie. Au niveau du foie, il augmente la glycogénolyse et la néoglucogenèse et au niveau du tissu adipeux, il augmente la lipolyse.
 
 

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Partie 2 (6 points)

Corrigé

PHYSIOPATHOLOGIE



1. Les signes cliniques et paracliniques (1,5 point)

1.1

Poids stable, hématémèse, crampes nocturnes, paresthésies, gastralgies.

1.2

Pouls, pression artérielle, oedème des membres inférieurs, érythrose palmaire.

1.3

Thrombopénie, anémie, macrocytose, augmentation de la gamma glutamyl transférase, varices oesophagiennes.

1.4

Les signes cliniques subjectifs sont ceux dont se plaint le patient lors de l’interrogatoire, par exemple les crampes nocturnes et les paresthésies.
Les signes cliniques objectifs sont ceux constatés lors de l’examen physique, par exemple le pouls et la pression artérielle.

2. L’alcoolisme et ses répercussions sur l’organisme (0,75 point)

Chez ce patient, les organes atteints par l’alcoolisme sont le tube digestif, le foie, le sang, le système cardiovasculaire et le système nerveux.

Signes révélateurs

Tube digestif : gastralgies.
Foie : augmentation de la gamma glutamyl transférase.
Sang : macrocytose.
Système cardiovasculaire : varices oesophagiennes.
Système nerveux : paresthésies.

3. Les examens paracliniques (2,75 points)

Endoscopie digestive haute

Principe

Elle consiste à explorer l’oesophage et l’estomac avec une fibre optique munie d’une lentille et d’un système d’éclairage permettant de visualiser l’intérieur des cavités explorées. Des dispositifs annexes permettent d’effectuer des prélèvements.

Intérêt

Chez ce patient, elle présente l’intérêt de permettre l’observation directe des voies digestives hautes pour détecter une éventuelle pathologie (gastrites, varices oesophagiennes).

Échographie

• Principe

L’échographie est fondée sur l’utilisation d’un faisceau d’ultrasons. On enregistre les échos des ultrasons qui sont produits par les interfaces entre les structures internes de l’organisme. L’analyse des données par ordinateur permet de reconstruire l’image correspondante sur l’écran.

• Intérêt

Les examens échographiques rendent possible l’exploration des organes internes à l’exclusion de ceux entourés par de l’os (cerveau adulte) ou contenant de l’air (poumons). On utilise l’échographie pour obtenir des images statiques des voies biliaires, du foie, du pancréas, de la rate, des reins, des surrénales, de la thyroïde, des testicules, des seins, des ganglions et pour suivre avec des images dynamiques l’activité cardiaque et vasculaire ainsi que le développement foetal pendant la
grossesse. Chez ce patient, elle montre un foie homogène.

ECG

• Principe

C’est l’enregistrement de l’activité électrique globale du coeur au cours du temps à l’aide d’électrodes externes.

• Intérêt

Il permet de détecter des signes électriques d’anomalies cardiaques avant leurs manifestations cliniques ou d’en établir le diagnostic précis.

Endoscopie digestive

• Avantages

Les avantages de l’endoscopie digestive sont de permettre l’observation directe des cavités digestives, les prélèvements et dans certains cas, le traitement direct d’une pathologie.

• Inconvénients

Les inconvénients sont la nécessité d’une prémédication et d’une préparation parfaite du patient, son caractère invasif, sa durée, son coût ainsi que les risques de complications (hémorragie, perforation, infection).
 
 

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Partie 3 (4 points)

Corrigé

TERMINOLOGIE MÉDICALE

1. Définitions (1,25 point)

• Hématémèse : saignement par la bouche d’origine digestive.
• Paresthésies : sensations anormales (fourmillements, brûlures, etc.) en l’absence de stimulation extérieure.
• Gastralgies : douleurs de l’estomac.
• Ascite : accumulation de liquide dans la cavité péritonéale.
• Encéphalopathie : atteinte de l’encéphale.
• Érythrose palmaire : coloration rouge de la peau de la paume des mains.
• Sub-ictère conjonctival : légère coloration jaune du blanc de l’oeil et de l’intérieur des paupières (conjonctives).
• Thrombopénie : diminution du taux des plaquettes dans le sang.
• Macrocytose : présence dans le sang de globules rouges de taille supérieure à la normale.
• Cytolyse des hépatocytes : destruction des cellules du foie.

2. Termes médicaux correspondant aux définitions (1,5 point)

1 – Prodrome
2 – Adénomégalie
3 – Anorexie
4 – Pancytopénie
5 – Natrémie
6 – Coproculture
7 – Hystérectomie
8 – Colostomie
9 – Rhinoplastie
10 – Hémiplégie
11 – Gingivite
12 – Ostéosarcome

3. Définitions et contraires (1,25 point)

1. Dyspepsie : troubles digestifs. Digestion normale.
2. Polyurie : augmentation de la diurèse. Oligurie.
3. Érythropénie : diminution du nombre de globules rouges. Poly-globulie.
4. Tachycardie : rythme cardiaque trop rapide. Bradycardie.
5. Hémostatique : qui favorise la coagulation du sang. Anticoagulant.

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