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Polynésie française

Corrigés

Les textes des corrigés sont en bleu, en italiques à l'exception des légendes de la figure et du tableau


Partie 1
Biologie humaine
Corrigé

1. Les éléments figurés du sang (1 point)

1 : granulocyte (polynucléaire) ; 2 : plaquettes ; 3 : globule rouge ; 4 : lymphocyte.
Les granulocytes, d’un diamètre de 15 à 18 mm, présentent un noyau lobé et des granulations cytoplasmiques permettant de distinguer les trois types
(neutrophiles, éosinophile, basophiles). Les plaquettes ou thrombocytes sont des fragments cytoplasmiques anucléés. Les lymphocytes sont des cellules
arrondies d’un diamètre d’environ 12 mm, avec un gros noyau et peu de cytoplasme.

2. Les hématies (5 points)
2.1

Les hématies ne peuvent renouveler leur hémoglobine car elles sont dépourvues des organites cellulaires constituant la machinerie de synthèse des protéines.

2.2

2.2.1


Les sous-unités sont des chaînes polypeptidiques identiques deux à deux.






2.2.2
La courbe montre que l’azote lourd est rapidement incorporé dans le noyau hème de l’hémoglobine où il se maintient pendant environ 80 jours. La teneur en 15 N revient ensuite en quelque 100 jours à sa valeur initiale. La courbe traduit donc le renouvellement des molécules d’hémoglobine (biosynthèse puis dégradation).

2.3
2.3.1

On constate chez les sujets traités par l’EPO une augmentation de 20 % du nombre d’hématies correspondant à l’augmentation de l’hémoglobine de 150 g.L–1 à 200 g.L–1 et qui se traduit par une augmentation de l’héma-tocrite de 0,45 à 0,60. L’EPO stimule donc la production de globules rouges,
l’érythropoïèse.

2.3.2

En augmentant le nombre de globules rouges, l’érythropoïétine aug-mente la capacité sanguine de fixation du dioxygène. Il en résulte un meilleur approvisionnement des cellules en dioxygène.

2.3.3

En haute montagne, à 3 000 mètres, la pression partielle de dioxygène est égale à moins de la moitié de celle qui existe au niveau de la mer. Pour pallier à cette baisse de pression, l’organisme compense comme lors d’un effort en accélérant les rythme cardiaque et respiratoire. Au bout de quelques jours, l’hypoxie due à l’altitude a déclenché la production d’EPO et davantage de globules rouges sont produits permettant de compenser progressivement un dioxygène plus rare. L’oxygénation étant redevenue normale, les rythmes cardiaque et respiratoire reviennent à la normale.

2.3.4

L’EPO de synthèse a le même effet que l’EPO naturelle. Elle stimule la production des hématies ce qui améliore chez le sportif les capacités de fixation de dioxygène par le sang et donc les performances sportives.
On peut mesurer l’hématocrite dont l’augmentation de 0,45 à 0,60 révèle l’utilisation d’EPO.

3. Les groupes sanguins (4 points)

3.1

Un gène est une partie de la séquence de l’ADN qui est transcrite en une séquence d’ARN. Les gènes les plus nombreux codent les protéines. Les allèles sont les différentes formes sous lesquelles peut exister un gène. Ils diffèrent par leur séquence nucléotidique. Codominant qualifie les allèles d’un gène qui s’expriment simultanément dans le phénotype d’un hétérozygote.
Récessif qualifie un allèle qui ne s’exprime qu’à l’état homozygote.

3.2

Groupe A : A/A ou A/O ; groupe B : B/B ou B/O ; groupe AB : A/B ; groupe O : O/O.

3.3
3.3.1

Enzyme A : Val-arg-pro-gly-leu-gly-gly-phe

Enzyme B : Val-arg-pro-ser-met-gly-ala-phe

3.3.2

Les séquences d’ADN correspondant aux deux enzymes diffèrent par quatre codons. Ces différences conduisent à des enzymes qui diffèrent par trois acides aminés seulement car deux codons différents correspondent au même acide aminé, la glycine. Les différences entre protéines correspondent à une activité enzymatique différente.

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Partie 2 (6 points)
PHYSIOPATHOLOGIE








Corrigé

1. Le tabagisme et ses conséquences (4 points)
1.1

Le tabagisme est l’intoxication aiguë ou chronique provoquée par l’abus du tabac. Le tabagisme passif est l’inhalation involontaire de la fumée du tabac dans un endroit où se trouvent des fumeurs. Chez l’enfant, et in utero, il y a augmentation du risque de bronchite chronique et chez l’adulte, augmentation du risque de cancer bronchique.

1.2

Le tabagisme est le seul facteur de risque de cancer bronchique de ce patient mais l’exposition à l’amiante augmente le risque de mésothéliome.

1.3
 
 

1.4

Un marqueur tumoral est un paramètre dosable, généralement sanguin, qui est normalement absent et dont la présence est associée à un processus tumoral (antigène carcino-embryonnaire, alpha-foetoprotéine). L’intérêt du dosage de tels marqueurs est de constituer une aide au diagnostic et à la surveillance, post-opératoire par exemple. Cependant, les marqueurs tumoraux ne sont pas spécifiques d’un type de tumeur et peuvent aussi être retrouvés dans des affections non tumorales.

2. Étude d’un examen paraclinique (2 points)

Scintigraphie

• Principe

La scintigraphie est une méthode permettant d’obtenir une image d’un organe ayant fixé électivement un isotope radioactif préalablement injecté dans l’organisme. Un radioisotope ou une molécule marquée par un radioisotope et capable de se fixer électivement dans l’organe à étudier est injecté par voie intraveineuse. Le rayonnement radioactif émis par l’organe est ensuite détecté par un scintigraphe et les résultats sont analysés par ordinateur de façon à reconstruire l’image correspondante (carte : scintigraphie statique, coupes : tomoscintigraphie).

Avantages

Cet examen paraclinique donne des informations sur l’état fonctionnel et morphologique d’un tissu ou d’un organe et aide au diagnostic de différentes entités pathologiques.

Inconvénients

Méthode invasive (injection intraveineuse), utilisation de substances radioactives.
 

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Partie 3 (4 points)
TERMINOLOGIE MÉDICALE

Corrigé

1. Définitions (1,25 point)

1 – Hémoptysie : vomissement de sang provenant de l’appareil respi-ratoire.
2 – Dyspnée : difficultés respiratoires, essoufflement.
3 – Dysphagie : difficulté à avaler.
4 – Dysphonie : difficulté de la phonation (difficulté à émettre des sons, à parler).
5 – Auscultation : méthode d’examen consistant à écouter les bruits du corps d’origine interne.
6 – Fibroscopie : méthode d’examen visuel des cavités internes du corps à l’aide d’une fibre optique.
7 – Scanographie : appelée aussi tomographie X ou tomodensitométrie, c’est une méthode d’examen fondée sur l’absorption différentielle des rayons X par les tissus qui donne des images de plans de coupe permettant une reconstruction tridimensionnelle.
8 – Tumeur maligne : tumeur s’accroissant localement et envahissant les tissus voisins et les vaisseaux et pouvant donner des localisations à distance (métastases).
9 – Métastases cancéreuses : foyers de prolifération de cellules cancé-reuses constitués à distance de la tumeur primitive par migration de cellules néoplasiques.
10 – Chimiothérapie : traitement d’une maladie par administration de substances chimiques.

2. Termes médicaux correspondant aux définitions (1,25 point)

1 – Analgésique
2 – Tétraplégie (quadriplégie)
3 – Polydipsie
4 – Uricémie
5 – Splénomégalie
6 – Hyperkaliémie
7 – Salpingite
8 – Hématémèse
9 – Dysurie
10 – Étiologie

3. Définitions et comparaisons (1,5 point)

1 – Cholagogue signifie qui facilite l’évacuation de la bile présente dans les voies biliaires et dans la vésicule biliaire tandis que cholérétique signifie qui stimule la fabrication de la bile par les hépatocytes.

2 – Hyperplasie correspond à une prolifération de cellules normales tandis que néoplasie correspond à une prolifération de cellules tumorales.

3 – Une métrorragie est une hémorragie de l’endomètre en dehors de la période des règles tandis qu’une ménorragie est un écoulement de
sang anormalement abondant lors des règles.

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