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Sujet national, septembre 1999

Corrigés

Le texte des corrigés est inscrit en bleu en italiques à l'exception des légendes des figures


Partie I (10 points)

BIOLOGIE HUMAINE

L’APPAREIL URINAIRE ET LES FONCTIONS RÉNALES
1. L’appareil urinaire (1 point)
1.1

L'appareil urinaire vu de face




1.2

Veine du bras ; veine cave ; oreillette droite ; ventricule droit ; artère pulmonaire ; veine pulmonaire ; oreillette gauche ; ventricule gauche ; aorte ; artère rénale.
2. Le document 1 représente l’unité fonctionnelle rénale (1 point)

2.1

2.2



 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

3. Rein et glucose (7 points)
3.1
3.1.1

A : sang ; B : urine primitive ; C : urine définitive.

3.1.2

Liqueur de Fehling (sucres réducteurs) ; réaction avec un système enzymatique couplé (glucose oxydase/peroxydase : bandelettes) qui est spécifique du glucose contrairement au test de Fehling.
 

3.1.3
 
Ces résultats indiquent que le glucose, dont la concentration dans l'urine primitive est la même que dans le sang (5,5 mmol.L-1), est absent de l'urine définitive. Ils montrent qu'il y a une filtration rénale (le glucose passe du plasma à l'urine primitive) et une réabsorption rénale (tout le glucose est réabsorbé avant la formation de l'urine définitive).
3.1.4
 
Chez monsieur X, le taux de glucose sanguin est normal à 5,5 mmol.L-1 mais il y a 3,8 mmol.L-1 de glucose dans l'urine définitive. Ceci montre qu'une partie du glucose présent dans l'urine primitive n'est pas réabsorbé ce qui se traduit par une glycosurie d'origine rénale.
Chez Monsieur Y, la glycémie est de 16 très supérieure à la normale et on retrouve 7,6 mmol.L-1 de glucose dans l'urine définitive. Il y a une hyperglycémie et une importante glycosurie qui sont le signe d'un diabète sucré.
3.2
3.2.1
















3.2.2

La courbe représentant la quantité de glucose filtré par unité de temps est une droite. Ceci montre que la quantité de glucose qui passe du plasma à l'urine primitive à travers le glomérule est directement proportionnelle à la glycémie. Tout le glucose passe à travers le filtre rénal.
3.2.3

La courbe du glucose excrété montre que c'est à partir de 8 mmol.L-1 que l'on trouve du glucose dans l'urine.

3.2.4

Voir ci-dessus

3.3
–  M. Y.

La glycosurie de M. Y a pour origine son diabète. Avec une glycémie de 16 mmol.L –1 , les capacités de réabsorption rénale du glucose sont dépassées et le glucose apparaît dans l’urine.

–  M. X.

La glycosurie de M. X pourrait être liée à une anomalie de la réabsorption tubulaire du glucose.
 

4. Rein et unité de l’organisme (1 point)
4.1
L'érythropoïèse correspond à la formation des globules rouges sanguins ou érythrocytes. Elle se produit dans la moelle rouge des os.

4.2

L'érythropoïétine est une hormone. Une hormone est une substance chimique sécrétée par un tissu endocrine, transportée par le sang et qui agit à distance sur un organe cible. L'érythropoïétine est synthétisée par le rein, transportée par le sang et agit sur la moelle osseuse où elle stimule l'érythropoïèse.

4.3

La seule hormone hypoglycémiante est l'insuline. L'insuline est sécrétée par le pancréas endocrine (îlots de Langerhans). C'est une protéine.

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Partie 2  (6 points)

PHYSIOPATHOLOGIE

1. Processus tumoral (1,5 point)
1.1

Un processus tumoral est une production pathologique, non inflammatoire, de tissu néoformé.
 

1.2

Une tumeur bénigne est d'aspect régulier, localisée, refoulant les structures voisines, souvent limitée par une capsule.

 
Une tumeur maligne est d'aspect irrégulier, envahissant les structures voisines et disséminant à distance. Cependant, l'aspect macroscopique ne suffit pas pour établir un diagnostic. Il faut réaliser une biopsie destinée à l'examen anatomopathologique pour différencier une tumeur bénigne d'une tumeur maligne.

2. Examen anatomopathologique (1,5 point)

L'examen anatomopathologique est un examen macroscopique et microscopique d'un organe ou d'un tissu permettant de déceler une éventuelle anomalie des cellules et de distinguer avec certitude une tumeur bénigne d'une tumeur maligne.
Les prélèvements peuvent être des biopsies, des frottis ou des prélèvements chirurgicaux (exérèse partielle ou totale d’un organe) voire une autopsie.
Exemples :
Ponction-biopsie hépatique. Elle permet de diagnostiquer une cirrhose du foie et d’orienter vers une étiologie (alcool, virus) voire de la confirmer (mise en évidence du virus).
Frottis sanguin. L'examen des globules rouges est utilisé pour le diagnostic de paludisme.

3. Bilan d’extension (1 point)
 

Scanner abdominal. L'intérêt du scanner abdominal dans le cadre du processus tumoral est de détecter une atteinte hépatique.
Radiographie du thorax. L'intérêt est de pouvoir identifier des métastases sur les images pulmonaires.
4. Traitement et prévention des tumeurs malignes (2 points)
4.1
Selon le type de tumeur maligne, les traitements susceptibles d'être mis en œuvre sont :
· L'exérèse chirurgicale qui consiste à éliminer chirurgicalement la tumeur.
· La radiothérapie qui consiste à éliminer les cellules tumorales en les irradiant avec un rayonnement ionisant.
· La chimiothérapie antinéoplasique qui consiste à utiliser des substances chimiques capables d'agir sur les tumeurs malignes.
· L'immunothérapie peut utilisée pour compléter les traitements précédents.

4.2

Le dépistage est une méthode consistant à rechercher une maladie chez des personnes ne présentant pas de signes apparents. Il permet le diagnostic dès le stade de cancer in situ (localisé) rendant possible un traitement précoce. Les moyens employés dépendent du type de tumeur à détecter : mammographie (cancer du sein), frottis cervical (cancer du col de l'utérus), coloscopie (cancer du côlon).
Pour le dépistage du cancer du col de l'utérus, l'examen microscopique d'un frottis du col utérin permet de rechercher des cellules anormales ou des lésions précancéreuses.

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Partie 3 (4 points)

TERMINOLOGIE MEDICALE

1. Définitions (1,25 point)
1- Syndrome : ensemble de symptômes constituant une entité clinique (mais pas étiologique).
2- Exérèse : ablation chirurgicale d'un tissu, d'un organe ou d'un corps étranger.
3- Cryothérapie : méthode de traitement utilisant le froid.
4- Hématémèse : saignement par la bouche d’origine digestive.
5- Hépatomégalie : augmentation du volume du foie.
6- Adénopathie : affection ou lésion des ganglions.
7- Colostomie : abouchement du côlon à la peau.
8- Rectorragie : hémorragie rectale.
9- Hystérectomie : ablation de l'utérus.
10- Méléna (Melænas) : sang noir évacué par l'anus souvent mélangé aux selles auxquelles il donne un aspect de goudron.
2. Termes médicaux correspondant aux définitions (1.25 point)
1- adénome
2- leucorrhée
3- paraplégie
4- myopathies
5- dysphagie
6- dystocie
7- hyperuricémie
8- hyponatriurie
9- gonalgie
10- tératogène
3. Définitions et comparaisons (1.5 point)
1- L'hémoptysie est un vomissement de sang provenant de l'appareil respiratoire. Une dyspnée est une difficulté respiratoire. Les deux termes se rapportent à la fonction respiratoire mais le premier correspond à une perte de sang (hémo-), l'autre à un dysfonctionnement quelconque (dys-).
2- Bradycardie signifie ralentissement du rythme cardiaque tandis qu'arythmie correspond à un rythme cardiaque irrégulier. Les deux termes concernent le rythme cardiaque mais ne correspondent pas à la même anomalie.
3- La dénutrition est une perte de poids consécutive à une atrophie de tous les tissus due à une carence alimentaire globale. L'obésité est une accumulation de graisse entraînant un surpoids supérieur à 25 % du poids normal. Les deux termes concernent l'état général consécutif à un trouble nutritionnel mais résultent de comportements alimentaires opposés.
4- La kaliémie est le taux de potassium dans le sang. La kaliurie est la concentration en potassium dans les urines. Les deux termes se réfèrent au potassium mais le premier se rapporte à sa concentration sanguine, l'autre à sa concentration urinaire.
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